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Lois PACTE et LCAP : Pour les entreprises et les actifs de demain

Le projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) incarne l’ambition du Gouvernement de transformer notre modèle d’entreprise pour permettre à la France d’exprimer à nouveau son esprit de conquête économique. De plus, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel doit permettre de réconcilier durablement une demande de travail en profonde mutation avec l’offre effective d’emploi, et donc les nouveaux besoins des entreprises avec les compétences des actifs, afin de lutter efficacement et durablement contre un chômage de masse devenu structurel.

Le portage salarial : une chance pour les entreprises et les actifs de demain

Or le dispositif du portage salarial s’accorde d’abord avec l’évolution des besoins de nos entreprises, qui bénéficient ainsi de la flexibilité de prestation d’un travailleur indépendant et de la sécurité d’externalisation auprès d’une entreprise. Il correspond ensuite à l’aspiration des actifs à davantage d’autonomie, tout en offrant la protection et le confort administratif d’un salarié. Enfin, il remplit un rôle social en proposant un cadre protecteur et incitatif pour des personnes éprouvant des difficultés à obtenir ou retrouver un emploi, en constituant une passerelle vers l’entrepreneuriat et en permettant de créer des emplois de meilleure qualité dans des zones exposées à la désindustrialisation et à la désertification.

De fait, le portage salarial, en plus de correspondre aux objectifs poursuivis par les projets de loi susmentionnés, est la nouvelle forme d’emploi qui incarne probablement le mieux le leitmotiv social et économique du Président de la République : « libérer et protéger ».

Des contradictions à lever prioritairement pour donner sa chance au portage salarial

Les restrictions dont le portage fait aujourd’hui l’objet ne lui permettent pas de jouer pleinement son rôle social et économique, et de participer, à son niveau, à la libération du travail et de nos entreprises. En effet, dans sa forme actuelle, la législation sur le portage salarial présente trois contradictions majeures :

Le plancher de rémunération est fixé a minima à 75% du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit 2483,25 € bruts par mois. Cette idée est renforcée par l’imposition d’un statut « cadre » au salarié porté et par l’exigence d’un diplôme de niveau III pour être éligible au dispositif lorsque l’on a moins de 3 ans d’expérience. De fait, l’esprit de la loi veut que la capacité d’autonomie soit liée au niveau d’études et que le portage salarial soit destiné aux cadres. Or :

La loi ne fait référence qu’aux « entreprises clientes », alors que le portage salarial est déjà réalisé dans un contexte hybride, et parfois même uniquement dans le cadre des services aux particuliers. Or :

 

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